Bourg de Vezin.

La mairie, jusqu’aux années 1925-1926, se trouvait au premier étage de l’ancien café Bigot. On y accédait par un escalier extérieur. Dans les années 1930, le Maire Mr Bigot, fit construire une mairie jouxtant l’école publique (place de l’église). En 1955, Mr Fernand Bons, maire, fit construire à son tour, une nouvelle école publique et une mairie y attenant, route de Montigné, devenue rue des Violettes. La population augmentant rapidement, un nouveau bâtiment communal dut être construit sous la municipalité de Mr Rahn, maire, rue de Rennes. Une recette rurale des PTT occupa le local de la mairie rue des Violettes, en attendant la construction de l’actuel bureau de Poste. (photo à gauche).
 L’église Saint-Pierre a pour deuxième nom Saint Méen. Elle est érigée en 1020 comme chapelle romane, puis elle est rebâtie au quinzième siècle. L’église fut à nouveau reconstruite en 1826 en son état actuel. Le cimetière l’entoure jusqu’aux années cinquante. Vezin possède une cloche datée de 1759, inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques. On peut également remarquer le calvaire en granit rose près de l’église du XVIème siècle, vestige d’un enclos paroissial. (photo à droite)
Le calvaire, était autrefois inséré dans l’enclos paroissial qui comprenait le cimetière. Il est historié sur deux faces et comporte des écussons sur son socle. Le Christ est représenté d’un côté », la Vierge à l’Enfant de l’autre. Il est daté du XVIème siècle, mais le modelé des deux personnages est encore très médiéval ; ils adoptent une position hiérarchique et leur tête est légèrement disproportionnée par rapport à leur corps.
 Un ancien hôpital, à l’angle de la route de Montfort et de la rue des Violettes, existe dès 1958 ; il avait été fondé par les seigneurs du Bas-Vezin pour loger les pèlerins se rendant au « Grand Saint Méen » autrement dit Saint Méen le Grand. Il possédait une chapelle et une fontaine qui existe toujours. Par la suite, cet ancien hôpital devint une forge. Elle est aujourd’hui la maison communale. (Photo à gauche (c) Inventaire général, ADAGP, 1973)
La fontaine Saint Méen, se trouve à l’ouest de l’hôpital, sur un petit chemin très ancien. Autrefois, elle était fréquentée par les pèlerins. Son culte est surtout populaire au Moyen Âge où la tradition lui prête des vertus d’intercession contre les maladies de la peau comme la gale. La fontaine aurait ainsi pour attribut miraculeux le pouvoir de guérir les maladies des yeux.
L’ancienne prison, se situe sur les bords de la route de Rennes. Cette maison d’habitation, appelée un moment « maison du rosier » est l’ancienne prison des seigneurs de Montigné, qui possédaient un droit de haute justice sur Vezin. Ses fenêtres dotées de grilles et de fleur de lys côté rue sont un vestige de cette précédente fonction.
L’ancien Manoir de la Cochardière, est à 100 mètres à l’est de l’église, sur le bord de la route de Rennes. Actuellement, c’est un centre commercial, le cachet ancien de l’ensemble a été respecté.
Route de Rennes. L’ancien Manoir de la Drouettière, se trouve à 700 mètres du bourg, et à 300 mètres au nord de la route Rennes - Vezin. (Photo à droite (c) Inventaire général, ADAGP, 2006)
Les anciens Manoirs du Tertre, sont à 900 mètres du bourg. Le premier sur le bord nord et le second sur le bord sud de la route Rennes - Vezin. Le premier possédait une tourelle carrée et une petite galerie ornée de balustres en bois. Le deuxième, renfermait une tourelle carrée, avec un escalier à balustres de bois et des fenêtres à joints ouverts.
L’ancien Manoir de Chevillé, il conserve une porte en arc brisé et une grande fenêtre à croisée de pierre. Chevillé possédait autrefois une fuie (c’est-à-dire une petite volière). Le mot Chevillé indique une origine gallo-romaine venant d’un nom propre d’homme. Un ruisseau appelé le Brochet traverse la prairie, autrefois étang, à l’époque où le manoir était devenu un couvent ; ce petit cours d’eau vient de Pacé et rejoint la Flume. Route reliant le bourg à la route de Lorient.L’ancien Manoir du Bas Vezin (coulée verte après les étangs de Boaré), se trouve à 500 mètres du bourg. Il possédait autrefois une chapelle, une fuie et une prison. La maison actuelle, qui fut fermé, a été édifiée avec les matériaux du manoir. Elle contient une pierre sculptée d’une tête de femme, au dessous de laquelle on a gravé la date de 1790. Le manoir possédait un grand étang et une avenue. On y cultivait de la vigne au XVème siècle.
L’ancien Manoir de la Longrais, est à 900 mètres du précédent.
Le château de Montigné, se situe à 800 mètres du précédent. Il a été reconstruit en 1675 et présente deux pavillons non saillants à toits très élevés ; au centre se dresse une lanterne surmontée d’un toit en carène et d’un campanile. Un perron simple et coudé protégeait autrefois une petit « chapitreau ». Le manoir conserve une orangerie, une fuie et une chapelle construite en 1749, actuellement disparue. Montigné possédait un droit de haute justice qui s’exerçait « soulz l’ourme estant au cimetière ». Les exécutions capitales se faisaient au XVIIème siècle aux branches d’un chêne sur le bord de la route de l’Hermitage à Rennes, sur le pâtis de la Motte-Gaudin, c’est ce que l’on appelait « une justice verte ». On y cultivait la vigne au XVème siècle. Le nom de Montigné, par son suffixe « Gné », semble avoir une origine gallo-romaine et venir d’un nom d’homme Montinius. (Photo à gauche (c) Inventaire général, ADAGP, 2006)
Route s’embranchant sur la précédente et rejoignant la route de Rennes.L’ancien Manoir de Mesmenier, a conservé une grande cheminée à colonnettes polygonales. On y cultivait la vigne au XVème siècle.
Route de Lorient.
L’ancien Manoir de la Retardais, ou de la Croix de Servigné. Il possède une salle qui renfermait une grande cheminée à colonnes, devant laquelle on avait placé une ancienne table d’autel provenant de la Chapelle. Il était précédé d’un portait, la chapelle possédait une cloche. La Retardais avait une allée de charmiers et une avenue de chênes. Une croix en granit se dressait à l’endroit de la cour.
L’ancien Manoir du Rouvray, se trouve à 200 mètres au sud du Gousset. Le Rouvray dépendait autrefois de la seigneurie de Montigné. Il comporte notamment un escalier à vis, une fenêtre à grille et des charpentes du XVIIème siècle.
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